Je déboule au garage, la caisse qui fait un bruit de métal cassé à chaque ralentissement. Pendant que j’essayais de comprendre si c’était juste un roulement ou une bielle en train de lâcher, j’ai renversé mon café sur le siège, la tasse encore chaude de chez Lavazza, qui a vite laissé une tache teinte grisâtre. La petite touffe d’odeur de pneus neufs mêlée à l’odeur de vieille huile me donnait une sensation de chaos organisé. J’étais fatigué, je ne voulais pas faire trop de conneries, alors j’ai sorti le smartphone pour chercher des conseils. Là, j’ai réalisé que je ne maîtrise pas tout. Mais bonne nouvelle : avec un bon garage, comme celui de François Dequidt, il suffit de poser le bon diagnostic et de faire les bonnes démarches. Et c’est ça qui m’a décidé à pousser la porte de son équipe.
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L’envers du décor : posséder une collection de supercars
Posséder plusieurs supercars, c’est le rêve de beaucoup. Lamborghini, Ferrari, McLaren ou Audi RS6, ça en jette. Mais derrière le clinquant, la réalité quotidienne d’un collectionneur comme POG est bien plus exigeante. Ce n’est pas juste une question de passion ou de prestige : c’est une vraie organisation à mettre en place, avec des responsabilités permanentes. Pas question de laisser ses voitures livrées à elles-mêmes.
La gestion quotidienne : une attention constante
Chaque bolide dans le garage de POG a besoin d’un suivi régulier. Par exemple, même si une voiture reste arrêtée quelques semaines, il faut vérifier la pression des pneus, la charge de la batterie, le système d’alimentation et les niveaux de fluide. Une petite négligence et vous risquez une panne ou une réparation qui vous coûtera une blinde. Pense aussi à la température dans le garage : il faut parfois installer une régulation climatique et un système de filtration d’air pour protéger les cuirs et selleries spécifiques, souvent très sensibles à l’humidité et à la moisissure.
Rouler ou préserver, le casse-tête du collectionneur
La question qui revient souvent, c’est : « Dois-je rouler ou garder mes voitures au garage ? » Utiliser une supercar pour de courts trajets peut user prématurément son moteur, surtout quand il s’agit de moteurs très sportifs, pensés pour la compétition. Mais plus on garde une voiture longtemps immobilisée, plus les joints dessèchent, l’électronique vieillit et la valeur peut baisser aux yeux des acheteurs sérieux. POG, comme beaucoup d’autres passionnés, doit jongler entre le plaisir de rouler et la préservation de son patrimoine.
Dimension financière : la vérité sur les coûts cachés
Acheter une supercar, c’est un sacré investissement. Mais entretenir ces voitures, c’est un tout autre budget. Les médias parlent souvent des chiffres qui font rêver, mais rarement des frais réels et récurrents.
Les frais d’entretien à ne pas sous-estimer
Regardez une McLaren 675 LT : elle demande un entretien spécialisé tous les 12 000 km ou une fois par an, avec des pièces qui peuvent coûter plusieurs milliers d’euros. En plus des révisions, il faut penser aux pneus – qui ne supportent pas le stockage prolongé et doivent être remplacés par trains – aux plaquettes de frein céramique, et à l’huile spécifique, dont le changement coûte parfois plusieurs centaines d’euros.
Assurances et taxes : un coût souvent ignoré
Chaque voiture de la collection demande une assurance adaptée et coûteuse. Pourquoi ? Parce que ces bolides sont puissants, rares, et très recherchés, ce qui les expose à des risques plus élevés de vol ou de vandalisme. À cela s’ajoutent les taxes annuelles et la fiscalité sur les plus-values en cas de revente. Sans une gestion rigoureuse, ces frais cumulés peuvent très vite assommer la rentabilité.
La revente : un marché à surveiller
La valeur des supercars peut fluctuer assez vite. Si une mode passe ou qu’un incident éclate, certains modèles, surtout les personnalisés, peuvent perdre beaucoup de leur valeur et rester sur les bras des vendeurs. Un placement ici n’est pas un simple achat plaisir, c’est une vraie prise de risque.
Risques cachés et sécurité dans le monde des supercars
La possession de voitures d’exception, c’est aussi se confronter à des risques souvent méconnus du grand public.
Techniquement sensibles, mécaniquement fragiles
Ces voitures de pointe sont de vraies machines exigeantes. Si, par exemple, le moteur ne monte pas correctement en température, ou si on fait trop de démarrages à froid, on peut causer de graves dégâts, parfois irréparables ailleurs que chez des spécialistes. C’est pour ça qu’on compte peu d’experts capables de gérer ces mécaniques, comme l’équipe de François Dequidt.
Sécurité physique et protection
Détenir plusieurs voitures de haut standing, ça ne s’improvise pas niveau sécurité. Pour protéger leurs biens, les collectionneurs installent souvent alarmes, vidéosurveillance, portails blindés, et font parfois appel à des sociétés de gardiennage pour les événements importants. L’exposition médiatique génère aussi des risques de convoitises, rendant la situation encore plus sensible, tant sur le plan matériel que sur la sécurité personnelle.
Notoriété et pression : un poids non négligeable
Avec la notoriété vient aussi la pression. Pour POG, ça signifie gérer menaces, jalousies et tentatives de harcèlement. L’erreur est publique et la confiance des partenaires ou de la communauté est toujours en jeu. Une vraie charge mentale à prendre en compte.
Dimension technique : l’exigence des modèles d’exception
L’entretien des supercars ne laisse pas de place à l’à-peu-près. Chaque détail compte.
Un entretien sur-mesure
La McLaren 675 LT en est un bon exemple. Chaque intervention demande des outils spécifiques, des lubrifiants certifiés, et souvent un logiciel de diagnostic propre à la marque. Il arrive qu’il faille démonter une partie du moteur ou du châssis pour vérifier chaque élément et faire les ajustements nécessaires.
La problématique des pièces rares
Avec le temps, trouver une pièce devient un défi. Plus une voiture est ancienne ou rare, plus les pièces détachées sont difficiles à se procurer, parfois avec des délais de plusieurs mois. Ça peut être un simple capteur ou une unité électronique, mais l’attente est parfois longue. Et ne parlons pas des coûts !
Personnalisation : un plus, mais aussi un risque
La personnalisation, comme avec l’Aventador « Pogtador » présentée au Mondial de l’Auto, ajoute une couche de complexité. Chaque modification doit être compatible avec les systèmes d’origine, testée pour la sécurité et la fiabilité. Une erreur, même minime, peut entraîner de gros soucis ou même faire baisser la valeur de la voiture.
Gap analysis : dépasser les idées reçues sur POG et sa collection
On voit souvent POG à travers le prisme des réseaux sociaux : les supercars, les fêtes, les événements VIP. Mais cette image laisse de côté la réalité souvent rude derrière ce monde de rêve.
Le mythe du « rêve accessible »
Les médias mettent en avant la performance et le côté spectaculaire, mais rarement les contraintes réelles : les budgets globaux, les heures passées à coordonner la logistique, le stress quand un dépannage tourne mal ou qu’une réparation prend du retard. Cette image édulcorée masque la rigueur et la discipline nécessaires au quotidien.
Risques juridiques et réglementaires : l’exemple Gumball 3000
La participation de POG au Gumball 3000 montre bien que ce n’est pas qu’un jeu. Ne pas respecter les frais d’entrée, les contrats ou les assurances peut entraîner exclusion, sanctions juridiques et pertes de crédibilité. Derrière une simple anecdote en ligne, il y a toute une gestion complexe des responsabilités.
L’importance de gérer émotions et finances
Posséder une collection comme celle de POG, c’est accepter une forte volatilité financière et un équilibre délicat entre passion et investissement. La valeur des voitures fluctue, la notoriété peut vite devenir un stress, et chaque parole publique doit être mesurée pour conserver la confiance. Être transparent sur ces défis renforcerait la crédibilité et offrirait une vision plus réaliste aux passionnés motivés.






Une réponse
surper continue merci domino